Les emplois d’avenir tiendront-ils toutes leurs promesses pour les jeunes des zones urbaines sensibles ?

emplois d'avenir

Cette réforme permet aux départements d’embaucher des jeunes principalement en difficultés, pour 3 ans rémunérés à hauteur de 75 % du SMIC par l’Etat et le reste par les collectivités du département avec un élargissement dans le secteur privé, depuis mai 2013, pour laquelle l’aide de l’Etat atteint 35 % du SMIC.

Considérées comme principales mesures du gouvernement contre le chômage, la réforme peine à avoir les résultats escomptés. En effet, cette mesure devrait permettre d’embaucher 100 000 jeunes d’ici la fin de l’année mais seulement 25 000 emplois d’avenir ont été signés depuis le début des mesures.

La principale cause de la faible utilisation des emplois d’avenir dans le secteur publique est que les collectivités les plus pauvres sont dans l’incapacité d’embaucher, malgré le financement à 75% de l’Etat, par leur absence  de moyens financiers. Seuls 6 % des contrats d’avenir ont été signés dans les zones qui en auraient le plus besoin, alors que le dispositif était prévu au départ pour ceux issus des zones urbaines sensibles. L’objectif prévu est d’atteindre 20%. Il a été évoqué d’ouvrir le dispositif aux plus diplômés même si la volonté première de la création des emplois d’avenir est d’insérer les jeunes en difficultés dans le monde du travail.