21% des 15-24 ans sont aujourd’hui sans emploi
Le chômage des jeunes ne recule pas. Il s’installe, et visiblement de manière durable.
Près de 21 % des 15-24 ans sont aujourd’hui sans emploi : un jeune sur cinq.
Cette situation s’explique par une combinaison de facteurs bien identifiés :
➡️ l’automatisation de nombreuses tâches, notamment via l’intelligence artificielle, qui affecte en premier lieu les postes juniors,
➡️ un contexte économique dégradé, nourri par l’instabilité politique et l’absence de visibilité sur l’avenir.
À cela s’ajoute une réalité souvent sous-estimée : près de 75 000 jeunes décrochent chaque année du système scolaire. La part des NEET (ni en emploi, ni en formation, ni en enseignement) atteint désormais 12,5 % des 15-29 ans.
Le dispositif « 1 jeune, 1 solution », lancé en juillet 2021, avait pourtant démontré son efficacité en facilitant l’accès à l’emploi et à la formation pour les jeunes de 15 à 30 ans.
Un soutien public progressivement fragilisé
- diminution drastique des contrats aidés,
- réduction des aides à l’alternance,
- baisse des exonérations de cotisations sociales,
- instauration d’un reste à charge de 750 € pour les employeurs,
- suppression du dispositif « emplois francs », ciblant notamment les habitants des quartiers prioritaires de la politique de la ville.
Un impact direct
Selon le rapport général du Sénat du 24 novembre 2025 (n°139), « la baisse du soutien à l’apprentissage pourrait entraîner dès 2026 un reflux du dispositif, avec 109 000 emplois non créés, dont 65 000 emplois nets ».
Ironie de la situation : ceux qui dénonçaient hier un supposé « effet d’aubaine » sont aujourd’hui les premiers à regretter la dégradation du marché de l’emploi des jeunes.
En effet, de nombreuses TPE et PME envisagent déjà de renoncer au recrutement d’alternants en 2026, notamment suite à la suppression des aides pour les formations de niveau Bac +2 et plus.
Reste à espérer que la dégradation annoncée des chiffres du chômage, et en particulier celui des jeunes, soit réellement prise en compte par les pouvoirs publics ces prochaines semaines car à trop attendre, le coût social de l’inaction risque d’être bien plus élevé que le coût budgétaire.
Peut-on envisager d’avoir nombres de jeunes (diplômés ou non) sans perspective ?
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