Le paysage de l’alternance en France connaît un tournant majeur en ce début d’année.
Alors que le gouvernement ajuste ses priorités budgétaires, les entreprises de plus de 250 salariés se retrouvent face à une nouvelle réalité : la suppression de l’aide à l’embauche d’apprentis pour les contrats conclus dès le 1er janvier 2026.
Dans cet article, nous décryptons les nouvelles mesures du ministère du Travail, les montants maintenus pour les PME et l’impact de la loi de finances pour 2026 sur votre stratégie de recrutement.
1. Ce qui change au 1er janvier 2026
L’annonce est tombée : dans l’attente de la publication définitive de la loi de finances pour 2026, les critères d’attribution des aides à l’apprentissage ont été drastiquement resserrés.
La fin des aides pour les grandes entreprises
C’est le changement le plus impactant : les entreprises de 250 salariés et plus ne sont plus éligibles à l’aide à l’embauche pour les contrats d’apprentissage signés à partir du 1er janvier 2026.
Contrairement à l’année 2025 où une aide de 2 000 € subsistait sous certaines conditions, le compteur tombe désormais à zéro pour ces structures, quel que soit le niveau du diplôme préparé (hors cas spécifiques de handicap).
Les nouveaux montants pour les entreprises de moins de 250 salariés
Pour les PME et TPE, le soutien de l’État perdure, mais avec des conditions de niveau de diplôme plus strictes :
- Aide forfaitaire : 5 000 € (versée uniquement pour la première année).
- Niveau de diplôme éligible : Uniquement pour les apprentis préparant un diplôme de niveau inférieur ou égal au Baccalauréat (Niveau 4) sauf pour les DOM-TOM (bac+2)
- Exception Handicap : Une aide de 6 000 € est maintenue pour le recrutement d’un apprenti en situation de handicap, sans distinction de taille d’entreprise et cumulable avec les autres dispositifs Agefiph.
2. Rétrospective : Comprendre l’évolution des aides en 2025
Pour bien piloter votre gestion RH, il est crucial de distinguer les contrats selon leur date de signature, car les règles de 2026 ne sont pas rétroactives.
3. Les nouvelles conditions administratives à ne pas manquer
Il à été introduit des règles de gestion rigoureuses que les services RH doivent impérativement intégrer pour éviter tout refus de versement par l’ASP (Agence de Services et de Paiement).
- Délai de transmission : L’entreprise dispose de 5 jours ouvrables à compter du début d’exécution du contrat pour transmettre le document à son OPCO
- Règle de non-cumul : L’aide ne peut être versée qu’une seule fois pour un même binôme « employeur-apprenti » préparant une même certification.
- Versement automatique : Bonne nouvelle, aucune démarche spécifique n’est requise en dehors de la déclaration d’embauche. Les paiements sont consultables sur la plateforme SYLAé.
Conclusion
La suppression de l’aide à l’apprentissage pour les entreprises de plus de 250 salariés marque la fin d’une ère de soutien généralisé. En 2026, l’État fait un choix clair : prioriser les petites structures et les premiers niveaux de qualification.
Pour les décideurs RH et les chefs d’entreprise, cette réforme impose une révision immédiate des budgets de recrutement.
Si l’aspect financier devient moins incitatif pour les grands comptes, l’apprentissage reste un levier d’excellence pour former des talents sur mesure et répondre aux enjeux de transmission des compétences.
L’anticipation sera votre meilleur atout : assurez-vous de la conformité de vos contrats actuels et surveillez la publication du décret définitif pour ajuster vos prévisions de fin d’année.
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