- 1 L’alternance en 2026 :
- 2 Qu’est-ce qui change en 2026 ?
- 3 Les formations supérieures hors aides publiques ?
- 4 Impacts pour les entreprises
- 5 Perspectives et tendances pour l’alternance
- 6 Conseils pratiques pour les employeurs
- 7
- 8 Conclusion : une alternance qui se transforme
- 9
- 10 👉 Vous souhaitez discuter avec un expert AD Consultem ?
- 11 Formulaire blog
L’alternance en 2026 :
Après plusieurs années de forte croissance, l’apprentissage connaît désormais une période de turbulences.
Faute de budget adopté avant la fin 2025, les aides à l’embauche des alternants ont été recentrées par décret sur des critères plus stricts, avec un objectif clair : maîtriser les dépenses publiques tout en ciblant les PME et les publics prioritaires.
En 2025, le nombre de contrats recule pour la première fois depuis la réforme de 2018, et 2026 pourrait marquer une rupture majeure, avec des jeunes confrontés à des difficultés pour trouver un employeur et des CFA fragilisés sur le plan financier.
En 2026, plusieurs évolutions législatives et budgétaires redéfinissent les conditions d’accès aux aides publiques, impactent les stratégies RH et posent de nouvelles opportunités mais aussi des défis pour les employeurs.
Dans cet article, nous décortiquons les nouvelles règles, les implications concrètes et les stratégies pour optimiser vos recrutements en alternance.
Qu’est-ce qui change en 2026 ?
Aides ciblées sur les PME
À partir du 1ᵉʳ janvier 2026, l’aide à l’embauche d’un apprenti est réservée exclusivement aux entreprises de moins de 250 salariés. (sauf situation de handicap)
Limitation : les aides ne concernent désormais que certains titres ou niveaux de formation (ex. jusqu’au Bac, exclusions BTS/Licences/Masters).
Les formations supérieures hors aides publiques ?
Les diplômes supérieurs (ex. BTS, Licence, Master) sont exclus du champ de l’aide spécifique à l’embauche en alternance dans les critères actuels applicables depuis janvier 2026.
Cela signifie que les entreprises qui recrutent des alternants dans le supérieur devront anticiper un coût net plus élevé ou chercher des aides alternatives.
À noter : ces règles sont susceptibles d’évoluer à mesure que la loi de finances 2026 soit votée et que les décrets d’application soient publiés.
Impacts pour les entreprises
Pour les entreprises, la réforme 2026 se traduira par une augmentation du coût global lié à l’embauche d’un alternant.
Jusqu’ici, les exonérations de cotisations sociales et les aides financières permettaient de réduire considérablement la charge.
Avec la fin des exonérations et la baisse des primes, les employeurs devront assumer une part plus importante des dépenses.
Dans les grands groupes, l’alternance est souvent déployée à grande échelle :
- 100, 300, parfois plus de 1 000 alternants recrutés chaque année,
- Des programmes structurés sur plusieurs sites,
- Des budgets RH et formation calibrés en intégrant systématiquement les aides publiques.
Avant 2026, une entreprise recrutant 500 apprentis pouvait bénéficier de :
- 500 × 6 000 € = 3 millions d’euros d’aides directes sur une seule année,
- sans compter les exonérations de charges et les financements complémentaires liés à la formation.
La disparition de ces dispositifs peut freiner, réduire ou reconfigurer les projets d’embauche en apprentissage dans les grandes entreprises.
Dans les plus petites entreprises, les budgets sont généralement plus serrés.
L’augmentation du coût de l’alternance pourrait réduire directement le nombre de contrats proposés.
Les entreprises, en particulier les PME et associations, pourraient limiter leurs recrutements ou privilégier d’autres types de contrats jugés moins coûteux.
Le risque est double :
- Pour les jeunes : moins d’opportunités d’accéder à une alternance, avec un risque accru de difficultés d’insertion professionnelle.
- Pour les entreprises : perte d’un vivier de talents formés sur mesure, un atout stratégique majeur pour le développement et la compétitivité à long terme.
Perspectives et tendances pour l’alternance
Même si certaines aides financières se durcissent, l’alternance reste un pilier du recrutement et de la formation en entreprise :
- Elle permet de réduire les tensions de compétences, surtout dans les métiers techniques.
- Elle favorise la fidélisation des jeunes talents à forte valeur ajoutée.
- Elle s’intègre de plus en plus dans les stratégies RH à long terme, au-delà du simple dispositif d’économie budgétaire.
Conseils pratiques pour les employeurs
Optimiser vos recrutements en alternance en 2026
- Cartographier vos besoins RH et prioriser les postes adaptés à l’alternance.
- Planifier en avance vos démarches de recrutement avec les OPCO et les CFA partenaires.
- Valoriser l’expérience d’apprentissage dans votre marque employeur.
- Explorer des aides sectorielles ou locales en complément des dispositifs nationaux.
Conclusion : une alternance qui se transforme
Les réformes prévues pour 2026 représentent un tournant majeur dans l’histoire de l’alternance en France.
Jusqu’ici, ce dispositif bénéficiait d’un équilibre favorable : des salaires nets attractifs grâce aux exonérations sociales et des aides financières significatives pour les employeurs.
Cet équilibre avait permis une croissance soutenue du nombre de contrats et facilité l’insertion professionnelle de milliers de jeunes.
Avec la fin progressive des exonérations et la réduction des aides aux entreprises, ce modèle est appelé à évoluer. Les alternants pourraient voir leur pouvoir d’achat diminuer, tandis que les employeurs devront assumer des coûts plus élevés.
Ces ajustements, motivés par des impératifs budgétaires et un objectif d’équité, soulèvent néanmoins des inquiétudes légitimes : risque de désaffection des jeunes, baisse des recrutements et fragilisation des petites structures.
Malgré ces évolutions, l’alternance conserve ses atouts essentiels : c’est toujours une voie privilégiée pour obtenir un diplôme reconnu, acquérir une expérience professionnelle solide et renforcer son employabilité.
La clé sera de savoir si les mesures envisagées aides ciblées, compensations sectorielles, accompagnement renforcé des jeunes permettront de préserver son attractivité.
En définitive, 2026 s’annonce comme une année de transition.
Étudiants, entreprises et pouvoirs publics devront s’adapter à un cadre plus exigeant, mais potentiellement plus durable.
L’avenir de l’alternance dépendra de la capacité collective à concilier contraintes budgétaires et soutien concret aux jeunes, car au-delà des chiffres, il s’agit de donner à une génération les moyens de construire son futur professionnel.
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